samedi 14 novembre 2009
vendredi 13 novembre 2009
D-E-U-I-L
Voici donc:
Déni
Peine
Colère
Négociation
Acceptation
Indifférence
Est-ce que ça fait du Négociateur-Claude Poirier quelqu'un de plus apte à faire son deuil?
Je m'oppose.
samedi 31 octobre 2009
I wish.
Il me semble que ça ferait du bien.
Rêve - 1
Tu rêves la nuit que tu as fermé ta gueule pour une fois et que la vie a fait son chemin. Just for you.
Mais la vie a mouillé ton éponge comme si les chats avaient aussi perdu contact avec la réalité et par le fait même avec leur litière.
Qui-cé-qui-a-pissé-dans-mon-lit.
J'accuse Boulette, sur l'éponge avec son surplus de poids.
Inspire, expire.
L'amertume et le "j'suis tout croche" reste à ma gorge, à mes épaules, à mes pieds ce qu'il a toujours été. Depuis le 29 février d'une année bisextile.
Je sais. Encore une date.
Quand ça se rend à mes mains parce que j'ai du mal à respirer, je me dis que la gravité aura vite fait d'amener ça jusqu'à mes pieds.
One fine day.
mardi 27 octobre 2009
La shit et la crise d'ennuie.
Un gain.
J’ai dû lui répéter trois ou quatre fois que j’avais amené mon sac pour qu’une fois à la caisse elle me redemande si je voulais un sac.
Je n’aurais jamais cru que mes relations de merde et ma pathétique tendance à l’acharnement me mènerait à quelque chose de positif.
J’ai eu mon pain pas de sac. Pas mal juste ça.
Loi de la toast au beurre de pean'
Stupide. Stupide high de rencontre.
Tu le sais que tu souris pour rien, que tu marches dans la rue comme une épaisse, en gabadant même sans musique.
"Ça c’est les souliers que j’veux m’acheter pour le temps des fêtes. Sont un peu grands, mais m’a mettre des bas de laine dedans. […] J’ai les pieds larges. Pi y’a mon ami, yé en chaise roulante […] y danse d’la claquette […]"
- Une dame aux capacités verbomotrices impostantes
Tout en opinant du bonnet, juste trop d'dans, high de rencontre oblige, je lui réponds un : « Bon temps des fêtes ».
Un bon temps des fêtes au mois d’octobre c’est précoce. Ça va pas.
Tu devrais savoir que ça allait finir en conversation d’adulte. Stupide conversation d’adulte.
Et le pire dans tout ça c’est que c’est plus sain comme ça. Mais qui a dit que j’étais saine ? Qui a dit que c’était sain d’être sain.
Je pense fortement que je devrais refouler encore quelques années. J’y travaille.
Je croyais extraordinairement me sentir pas trop comme un gros tas de marde. Un médium tas de marde disons.
mercredi 19 août 2009
Je te pète à la tronche
Les illusions finissent par crever. Mais jamais complètement. Et c’est ce qui tue.
J’ai le pied enflé comme mon corps qui me dit de décolisser.
Ça va brûler vif là où on aime, comme une moton dans la gorge, dans l’estomac, un moton où on n’explique pas. Un gros nœud qui hurle que ça fait mal, de façon non cohérente, mais on comprend.
--
Mes coups de deux par quatre relationnels me donnent foi en mon imagination débordante.
J’y ai encore cru. Putain. NAÏVVVVEEEE
J’aurais peut-être moins été prise de cours par le speach sur l’amitié. Et la bean sur le bras : rof.
Tout ça m'est revenu d'un coup comme si j'avais tout oublié. Mon imagination qui m’a encore mise dans la merde.
Mes bogues d'imagination m’amènent à reconsidérer le décès de mon blogue : comme je reconsidère tout. Anyway.
C’est un projet de le refaire renaître. Comme la femme à la parade de la fierté gay qui brandissait sa pancarte : "Je suis née à 37 ans".
--
- Ton blogue est tellllement déprimant
- Ça se voulait un compliment
¸ Vincent 15-08-09
vendredi 15 mai 2009
Étronita exposant mille.
Sur l'air d'une toune dont je ne me souviens pas le nom.
Le titre.
dimanche 8 mars 2009
Citation 10
Et, si t'as pas de téléphone, c'est normal que les gens te rappellent pas Josiane.
- Rémi Daigle
Disons que ça explique tout!
Journée de la chix avec une heure en moins.
J’ai retrouvé mon spot, à ma fenêtre, dans mon divan, avec mon lampadaire.
Par la fenêtre, c’est pas le plus beau morceau de paysage - surtout depuis les nouveaux développements.
J'aime la fraîcheur de la fin de l'hiver. L'illusion que ça va durer toujours.
Voir la lumière, le coucher de soleil du « on a avancé l’heure » ça me rend fucking bien.
Ça mérite un « fucking », même si je fais cheap.
Le cheap c’est positif. Comme quand je mets mon kit anti-viol de troll de combat.
Je respire. Je procrastine.
Le Canadien vient de compter. Mon frère gueule : Wooooooooééééééééééééééééééééé tiens toé. Et re-Woooééééééééééééé
Zachary Richard chante sur repeat. Je gueule avec lui. Esti de duo.
Mon père est mielleux au téléphone, raccroche et dit « criss de folle ».
samedi 7 mars 2009
Once upon a time A’Shop
Aimer c’est aliénant. A’shop aussi. C’est ma première journée.
J’ai mis ma belle ra-noune en vieux coton mort pour l'occasion. J’ai pas eu le temps de me faire les jambes, mais paraît que c’est ça l’amour : L'Authenticité pi ben d’autres affaires.
Être ouvrière et pouvoir espérer pour la pause de 4h00 en sachant qu’au moins, elle va inévitablement arriver. On ne me contera pas d'histoire. Il y a toujours l'avantage que tout est ben clair : tu fais tes piles à l'équerre. Period.
En hommage au 3R [Recycler-Réutiliser-Récupérer] j’ai découpé les vieilles images de mon calendrier 83’. Des belles images de pillosité et de virilité sur ma machine : on s’évade comme on peut.
En plus, une nouvelle vie s’offre à moi: je vais pouvoir me faire dire par mon boss qu’on peut rester amis. Nice.
Je vais revenir chez moi, avoir des crottes sur le cœur pi faire chier tout le monde avec ça.
C’est fucking beau l’Amour.
Jour 2 :
A’ shop, entre deux machines, j’ai rencontré un gars: un poète qui dit.
Il m’a lu un poème dans cafétéria à l’heure du dîner, entre deux horoscopes pi les mots croisés.
C’était sur la merde. Ça dl’air de rien, mais c’est beau la merde.
But, it’s complicated.
Il me parlait de son amour déchu, conséquemment de ses malaises gastriques, de son deuil non-fait comme une trace de merde indélébile dans’ bol.
Il avait le piton collé et parlait d'elle sans arrêt - sa trace de merde persistante, collée ben dûr. Le monde avait beau lui dire de passer la brosse et que de toute façon il ne fallait pas s’en faire : « une de perdue dix de retrouvées ». Rien à faire. C'était que cette trace - cette merde - cette fille, il l'avait dans la peau.
Y’a finit son poème, j’avais la larme à l’œil, presque des effluves de furtifs jusqu’au nez.
Des gars romantiques ça court pu les rues.
C’est fucking beau l’Amour.
Jour 3 :
Fack comme j’étais en peine d’amour moi aussi, on a décidé de se marier en juillet.
Trente ans plus tard :
Ça lui arrive encore de m’appeler par le nom de son ex pendant l’Amour.
Comme quoi ça peut être long en revenir.
C’est fucking beau l’Amour. Les deuils non-faits aussi.
lundi 29 décembre 2008
Poitrine compressée.
Ça va s'arranger.
Ça va s'arranger.
Ça va s'arranger.
Ça va s'arranger.
Oui, je le veux.
lundi 13 octobre 2008
samedi 20 septembre 2008
vendredi 12 septembre 2008
dimanche 7 septembre 2008
Le corps du Christ.
Mon boss, dans un élan de passion - 07/09/08
lundi 1 septembre 2008
Rofitude.
Mon prof de math en secondaire deux a fait beaucoup de montée de lait à ce sujet.
Pourtant.
J'prendrais un abonnement à vie.
lundi 25 août 2008
C'est André qui m'a dit.
Mais, ça m'empêche de respirer ce qui m'habite.
Mon sang circule mal à cause de ce qui m'habite.
On inspire.
On expire.
On m'a dit que ça n'aidait pas de dire que ça va passer.
Mais, ça va passer.
lundi 18 août 2008
dimanche 17 août 2008
jeudi 14 août 2008
Citation - 8
- Il lui faudrait quelqu'un d'extraordinaire.
- On a tous besoin de quelqu'un d'extraordinaire.
Gadratte et Josiane 13/08/08
Ouf - 2
Quel suit d'agrès je vais mettre pour la photo de classe?
Possiblement mes gros cheveux et mon chandail de chat.
Ça va m'aider à vivre ma relation avec mon moi-même de façon très féministe.
On verra.
Citation - 7
Ella - Queq'part cet hiver.
Citation - 6
Gadratte - Queq'part avant le 02/08/08
samedi 9 août 2008
vendredi 1 août 2008
Citation - 5
On dira ce qu'on voudra, mais la pression est là.
- Vincent Bédard
dimanche 27 juillet 2008
jeudi 24 juillet 2008
samedi 19 juillet 2008
mercredi 16 juillet 2008
Citation Film - 2
- Jeux d'enfants
C'est donc pour ça qu'avec mes vingts ans tout neuf, je travaille très fort pour ne pas devenir adulte.
Ah ah.
La naissance de ce coup de deux par quatre dans l'orgueil, dans l'estime.
Et on réalise que notre nous-même peut constituer la plus grosse joke de l'histoire de l'humanité.
Y'a rien de plus drôle que de se regarder aller.
Quand même.
Retour à la case départ.
J’ai toujours eu horreur des serpents et échelles.
Cette régression toujours possible alors qu’on croit la victoire tellement près, tellement possible.
J’suis pas vraiment tourmentée. Juste un peu. Comme ça. Comme la dose normale prescrite par la vie.
Comme dirait Émile : plus troublée que troublante.
mardi 15 juillet 2008
Citation - 4
À la limite, tu es une victime avec un 12 dans les mains.
Matthieu Gadrat -10/07/08
mardi 3 juin 2008
.
Tue-moi.
J'apprendrais le piano juste pour cette toune-là.
dimanche 1 juin 2008
Malaise de ma modernité.
- Pas tant.
C’est arrivé comme ça, avec la vie.
J’me suis réveillée un matin pi je cherchais quoi dire. Fuck.
Je devais à peu près avoir la tronche de la femme possédée par Satan au Canal D.
Ma session est toujours pas fini.
Les délais plus qu’over. Dans tout.
Re-Fuck.
mercredi 7 mai 2008
Vague - 2
Mon jus de pomme s'est mis à goûter le milkshake.
Il est temps que je passe à autre chose.
Décroche.
dimanche 4 mai 2008
vendredi 18 avril 2008
Redondance 101.
Je m'abstiendrai donc de tout commentaire de peur d'importuner qui que ce soit.
[Edit]
Désormais, vous pouvez m'appeler Redondante de Plamondon.
mercredi 9 avril 2008
mercredi 2 avril 2008
PAF.
| Il m’a semblé que l’on n’avait jamais trafiqué la réalité de cette façon-là pour que je me sente bien. Et je m’étonne ensuite de réaliser que tout ça n’est qu’illusions. |
lundi 24 mars 2008
La somnolente passion du Christ.
Résultat de la Grève générale illimitée à l’UQAM, je n’avais pas vu venir cette fin de semaine de quatre jours, tant prisée par les années passées. Habituellement, ça me permettait de souffler, de comater un tantinet à travers une accumulation plus que manifeste de retards dans mes travaux et dans la vie en générale – ce à quoi je n’ai pas dérogé cette année. Pour 2008, j’ai complètement perdu la notion du temps. La dernière fois que ça m’est arrivé, j’en ai oublié la fête de mon père, ingrate que je suis – mais c’est une autre histoire. Toujours est-il, que j’ai pris conscience que c’était la fin de semaine de Pâques quand je suis allée, avec un ami, à l’église-chapelle-autre qui faisait une messe avec les bénévoles pour Vendredi Saint. D’arriver là, je me suis souvenue l’époque lointaine où mon père m’emmenait à la messe le dimanche matin alors que, en adorable enfant de cinq ans que j’étais, je lui demandais minimalement au 27 secondes si ça finissait bientôt. Je me considère encore aujourd'hui comme ayant été très patiente. Mes croyances, déjà déficientes, ont plutôt stagnées, voir régressées, depuis. Alors, lorsqu’on me demande où en est ma foi aujourd’hui, si on doit réellement déterminer un endroit ou une distance, je me vois contrainte de répondre : pas ben loin. Bref. Quand je suis entrée dans l’église il y avait un giga-méga Jésus tout-de-broche-de-poule-patenté, suspendu au plafond. Je ne me sentais pas à ma place, mais c'était fichtrement beau. Pendant la messe, Mathieu semblait prendre la chose plus au sérieux pendant que, dans ma tête, je ne cessais de commenter tout ce qui se passait. Parce que c’est une seconde nature chez moi d’analyser tous les détails sans raison apparente, sans pertinence également. On dira ce qu’on voudra, mais un spot de lumière rouge diabolique qui se pointe sur une fille vêtue d’une toge blanche récitant des passages de la bible, ça a ça de drôle. Mes élans de schizophrénie à la sauce commentatrice religieuse s’inscrivent, bien sûr, dans mon processus très sérieux de culture du vide, me permettant de contrer mon blues post-hivernal et post-tous-pleins-de-trucs. Tout ça pour dire qu’alors que je me concentrais – plus ou moins- sur ce qui se passait devant moi, Mathieu semblait quasi se recueillir, les yeux fermés. Posé. Réfléchit. Le pire c’est que j’y croyais. Calomnie. On m’a dupé. J’y croyais et ce jusqu’à ce que sa tête, pas si grosse que ça il me semble, devienne en soit fuyante et lourde si bien qu’elle partait dans tous les sens. La scène était d’autant plus fascinante que nous étions au premier rang, nous assurant ainsi que les gens qui faisaient le "show" soient flattés par l’attention particulière de monsieur. Loin d’être le seul à cogner des clous, je me suis mise de la partie, accompagnée de temps à autre d’autres bénévoles que je soupçonnais apprécier la chose autant que moi. Alors qu’à l’UQAM, avec la grève étudiante, on lutte contre le sous-financement, je me suis mise à me demander si les églises n'étaient pas un peu dans la même situation. Peut-être devraient-elles investir et fournir un support à tête agrémenté de cure-dents pour qu'on garde les yeux ouverts. Le tout serait évidemment pour nous appuyer dans nos démarches de foi souvent interrompues par un incessant besoin de dormir. On pourrait pimper le tout avec des glowstick autour de la tête pour ajouter un aspect angélique à la chose et on est en business. |
dimanche 23 mars 2008
- Être - Joker.
Nous - sommes - des personnages. Je - suis - un personnage. À certains moments, l'essence même de ce que l'on - est - prend le bord. Nous devenons le fruit de l'imaginaire : un personnage. On choisit devant qui on - est - vraiment. Il y a jouer la carte. Je - suis - le Joker. |
Pathétique - 1
Écouter S.O.S Santé tout en mangeant du Fast Food.
mardi 11 mars 2008
Point.
Possiblement bientôt.
Possiblement dis-je.
jeudi 14 février 2008
La torche humaine.
Hier, je devais faire un appel et il y avait 1 heure que mon père était au téléphone. Au bout du fil, avec sa copine, il avait l’air d’une fillette de douze ans qui en est à ses premiers émois. Malgré tout, il ne faut pas trop s’attendrir, dans les moments les plus inattendues, le cynisme revient au galop. Il y a quelques mois, j’étais dans la voiture et à la radio jouait une toune quétaine – lover. Jeeeeeee brûûûûûûlllllleeeeeee pour toi Mon père de répondre, - Ben brûle côlisse. J’adore mon père. |
dimanche 10 février 2008
Tsé quand t'as l'tour.
En zappant j'ai entendu: - J’ai essayé de parler à mon neveu et à ma nièce du déficit du commerce intérieur. - Et alors? - Ils ont 8 et 5 ans. - Ahhhh. Personnellement, je n'aurais pas fait mieux. |
samedi 9 février 2008
Rêve - 2
Mon corps était tout près de se fracasser contre un pont que j'ai évité de justesse.
Je n'ai ressenti aucunes émotions, aucunes sensations fortes.
vendredi 8 février 2008
Constat - 5
- Toi aussi t'as les yeux verts...
- Mais c'est rare une fille avec les yeux verts.
OK.
Et après on fait quoi?
jeudi 7 février 2008
OMG
"Je me suis fait faire un p’tit dans le dos."
Ahhhhhhhhh.
Je suis contente de ne pas être un homme pour ce genre de chose.
mercredi 6 février 2008
À qui l'tour, la tague?
Et lorsque la précocité de certains parlait, un ou une, je n’ai jamais vraiment su qui, quand et comment, lançait l’idée d’ajouter une saveur du jour à notre tague : BBQ. Pour ma part, la tague tout court aurait fait l’affaire. Le BBQ amenait l’aspect du "bec" et j’en étais davantage au stade des coups et blessures, une spécialité en ce qui me concernait.
Bienvenue dans le vrai monde.
Côté tague, je me rappelle spécialement de cette fois en première année où le zèle était au particulièrement au rendez-vous. En fait, j’avais défendu mon titre _tague ou pas _ comme si ma vie en dépendait. Ou plutôt non, ce n’était pas comme, ma vie en dépendait réellement, je le croyais et c’était sans doute le cas à voir comment je me débattais, comment je me donnais.
Gagner, c’était tout ce qui comptait. Belle valeur pour une enfant de six ans.
Courir jusqu’à ce que mort s’en suive. Ne pas me faire attraper.
MAIS
Il fallait bien que je me fasse attraper un jour.
Et à ce moment-là, élément BBQ oblige, je devais embrasser mon camarade de classe qui venait de me donner la tague. Je ne sais pas si c’est mon absence de capacité à accepter la défaite ou tout simplement mon inaptitude chronique à entrer en relation de façon normal qui m’a poussé à lui assener un de ces coups de genoux dans l’entre jambe.
Peut-être que ce petit garçon devenu grand aujourd’hui est stérile à cause de mes élans de non savoir vivre, mais une chose est certaine :
Je ne prends jamais une tague à la légère.
Voici donc les « règlements » :
▪ Mettre le lien de la personne qui vous tague.
▪ Mettre les règlements sur votre blog.
▪ Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même.
▪ Taguez six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens.
▪ Allez avertir directement sur les blogs les personnes taguées.
Le Tapageur Silencieux m'a fait le plaisir de me taguer.
Allez faire un tour sur son blogue, ça bûche pi c'est ben agréable à lire comme on dit.
1- Je n’aime pas le beige.
2- Quand je n’ai plus d’argent pour boire, je bois dans le verre de ceux qui sont partis fumer.
3- Je ne peux m’empêcher d’avoir des doutes sur les techniques de séduction du gars qui aborde en admettant de fait qu’il a un micro-pénis.
4- J’ai l’air d’un travelo avec des bottes à talons hauts.
5- Je me demande encore combien de fois on va rediffuser l'émission "The Next Pussycat Doll".
6- Je ris des gens illusionnés et je le suis profondément.
Sur ce voici donc les personnes que je vais allègrement taguer:
lundi 4 février 2008
Petit plaisir de la vie - 1
Toutes les lettres se trouvent dans le même coin et offrent une gymnastique manuelle assez magique - ok peut-être pas magique - excitante.
Minimum.
Minimum.
Minimum.
Le Petit Livre mauve de Josiane VS le Petit Livre rouge de Mao.
--
Jeune enfant crédule que j’étais, je me suis fait allègrement bullshiter sur les grandes vérités de ce monde. Entre autres, on m’assura que si je creusais un trou dans le sol, j’arriverais en Chine, ce que je cru. Mon monde d’illusions fut détruit lorsqu’une autre source, inconsciente de ce qu’elle venait de détruire en mon âme d’enfant, vienne fucker le chien m’affirmant qu’en vérité, j’arriverais dans l’océan indien.
Moi qui ne nageais pas tellement bien, même avec flotteurs : mon chien était mort.
On ne pouvait plus compter sur ce que les grandes personnes nous disaient : Hé Bah merde.
Bref, il ne s’agit pas de cela.
Pourquoi tant de préambules : Parce que.
Bref.2.
Nos amis les chinois:
En fait, mon projet de fin de DEC consistait en une étude approfondie sur la Chine. Des vestiges de ce travail demeurent si bien que parfois, lorsqu’il est question de l’Asie, je ne peux m’empêcher de sourire, en souvenirs de…du bon vieux temps.
Minute Historique Chinoise:
Le Petit Livre rouge est, comme le dit si bien le grand sage Wikipédia, un recueil de citations extraites d’anciens discours et écrits de Mao Zedong. À l’époque de la révolution culturelle lancée par ce dernier en 1966, le citoyen chinois devait toujours avoir le livre en sa possession et pouvoir le réciter en cas de demande.
Il s’agissait d’un livre qui comportait toutes les grandes "vérités" - et mettons l’accent sur le entre guillemets -, celles, j’imagine, que nos parents nous ont cachées beaucoup trop longtemps.
Bien que je ne préconise pas le type de régime dit "de la peur", l’idée du livre n’est pas folle.
J’aimerais bien avoir en ma possession un livre contenant certaines grandes vérités, théories etc.
En cas de doute, ce qui arrive souvent ces temps-ci, je pourrais me référer à mon livre qui me dirait quoi faire.
Je l’appellerais le Petit Livre mauve de Josiane.
Le mauve : Parce qu'on m'a dit que c'était plus fashion. Peut-être ajouterais-je du velours et des paillettes pour un guide plus hop la vie et glamour.
Des idées de grandes théories pour ce livre?
dimanche 3 février 2008
I drink to that.
VS
Deux jours plus tard : Une absence de brosse, avec larmes.
Je m’arrange toujours pour que l’équilibre des choses soit maintenu.
Malgré mon propre déséquilibre.
dimanche 27 janvier 2008
Ça vaut la peine?
Je m'acharne.
Mais ce n'est pas concluant.
mercredi 16 janvier 2008
Chu qui moé.
Je vais penser ma vie en comédie musicale et vivre de tounes qui mettent dont de bonne humeur.
Autant que possible.
Voilà.
mardi 15 janvier 2008
jeudi 10 janvier 2008
En vrac - 1
En me promenant en voiture avec lui, il a eu un réflexe particulier de remettre le compteur à zéro, comme ça, sans raisons apparentes.
Ma face en point d'interrogation le poussa à m'expliquer que le compteur indiquait son numéro de "punch" du temps où il travaillait à "shop".
- C'est peut-être un signe qu'ils veulent que je retourne travailler.
Cette déclaration ponctuée d'un doigt d'honneur en direction du tableau de bord me fit bien rire.
On a tous notre façon de déjouer les pseudo-signes du destin, pour certain, c'est de remettre le compteur à zéro.
dimanche 6 janvier 2008
samedi 5 janvier 2008
Référendum - 2
L'enfant et la géographie.
Je m’explique mal cette facilité à communiquer d’adulte à enfant puisqu’elle est totalement extérieure à ce que je suis. Pas que je ne puisse pas nécessairement comprendre ce qui ne m’est pas, mais pour les enfants c’est différent.
Petite, j’étais un monstre avec énergie en trop. J’avais également une sainte horreur de ces personnes qui faisaient leur numéro de production devant moi pour me soutirer un sourire.
Pas encore assez hypocrite et polie, je laissais voir sur mon visage ce qui se passait dans mon petit crâne de jeune-héritière-plamondon. Ce qu’on y lisait ne devait pas être jolie, j’étais entraînée.
Toujours est-il qu'aujourd'hui, lorsque je m’adonnais à de la dépense compulsive pas-cher dans une friperie pas-loin, un enfant est apparu.
Pouff. Il était là.
La réalité fait que ça ne s’est pas réellement passé comme ça, mais c’est tout de même ce qu’il m’a semblé.
Cette petite fille ressemblait drôlement à Suzie frisette, sans les frisettes et avec tuque.
On me suit jusque là. Pour moi ça allait, je n’avais pas à interagir avec la petite. Tout était OK.
Il y en a pourtant qui y parviennent, sans trop en souffrir, habilement même.
La petite Suzie, appelons-là ainsi pour les besoins de la cause, avait dans les mains un globe-terrestre miniature qu’elle convoitait plus que tout. En bonne négociatrice elle dit à sa mère :
- Cé jusse un dollar [Avec petite face de manipulatrice en devenir, elle a du potentiel celle-là]
C’est à ce moment-là qu’arriva la madame qui savait quoi dire,
Elle lui expliqua où on se trouvait sur le globe.
Ici l’Amérique du Nord, là le Canada, le Québec, Montréal, Marieville.
Réflexion :
Si j’avais été un enfant moins bitch, peut-être que j’aurais été doué pour la géographie.
Je saurais où m’en aller.
Peut-être.
Supposition.
La croix dans le vomi.
C'est pas l'gros char.
Mais, j'ai compris des affaires depuis.
...
Je voudrais vomir mon passé pour mieux comprendre ceux qui le renie.
Je voudrais le vomir pour oublier que je cours après un mince souvenir de ce que c’était avant.
Les choses changent. On évolue.
Ben oui Jo. Réveilles.
C’était peut-être ça l’espèce d’impression désagréable après le Wrap au McDo.
Du déjà vu.
Du triste déjà vu dis-je bien.
Vomir, pleurer en vomissant.
Ça doit pas être si taugh faire fuck off.
Non.
En effet.
C’est ben ça le problème.
Et je vomi et je pleurs. Pour moi c’est le duo gagnant. L’un appuyant l’autre.
On n’est pas seul au front dans cette bataille.
Pas aussi mémorables que sur les plaines - 1759.
So-so-so, so j’vais gerber sous peu.
En général, l’alcool déclenche en moi trois réactions : je parle beaucoup trop, je pleurs, je vomi.
Et dans l’ordre.
Alors, considérant les étapes je vais boire et je vais finir par vomir ces émotions que je ne digère plus.
Mais pas sans pleurer.
Le protocole [l’ordre naturel des choses] le dit.
J’ai comme qui dirait un blocage avec l’étape /faire son deuil/ de ladite opération.
Si je n’y arrive pas, je me marierai avec la boésson.
Labatt 50, Martini.
Peu importe.
On a les moyens qu’on a quand il s’agit d’oublier.
La croix dans le vomi, on en dit quoi?
mardi 1 janvier 2008
On verra ben.
Les choses changent incroyablement en un an.
On change aussi beaucoup.
- Une discussion
- Une rencontre
- Un faux pas
- L'implacable pouvoir du non-dit
- Une amitié
- De l'acharnement
- Un battement de coeur
- Du déni
- Un fou rire
- Une joie
La liste infinie qui constitue 365 jours de vie.
Qu'est-ce qui nous attends pour 2008?
dimanche 23 décembre 2007
Motel le sAbre....avec néon.
En montant, ou en descendant, j'sais plus, vers Sherbrooke, que vois-je?Motel le sObre.En fait c'est ce que m'indiquait mon premier coup d'oeil un tantinet gêné par les fantaisies du néon en lettres attachés.Je trouvais ça poche comme nom de Motel, le sObre.
Les Môtels cheaps apportent leur part de bonheur.
mercredi 19 décembre 2007
Doser.
J'ai entendu quelque part que positif ou non, il fallait toujours diviser par dix.
Personne n'est aussi génial qu'on le dit, personne n'est aussi médiocre.
Incohérence.
Parce que dans ma tête, comme sur papier, ce n'est pas toujours clair.
...
Du début à j’sais pu.
L'univers et ses problèmes de glandes anales.
De mon hypocrisie, de mon manque d'intérêt mal assumés.
De la culpabilité qui embarque. Toujours la culpabilité.
Quand on sent que quelqu’un est vulnérable, on devrait l’écouter.
Et si ça nous intéresse plus ou moins?
Parce que ça se peut. Ça peut leur faire du bien en même temps.
J’écoute pour déculpabiliser. C’est encore pire.
Simple, adorable femme finalement.
- Peut-être que mes parents vont avoir emmenés ma chienne, des fois ils l’emmènent.
L'univers de certaines personnes se résume parfois à si peu.
On ne devrait pas mourir. Surtout pas ce Golden.
-Bye bye. Bonne soirée.
Il y a de ces sourires plutôt rassurant.
Sourire avant la tempête.
mercredi 12 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
Capitalisme générationnel
On leur donnait des noms, X Y et bla bla.

NikE ou NikI.
Je me demandais.
Ne devrait pas plutôt être.
Travailler à la sueur de ses aisselles.
Lavoisier et le Scrap-Booking on TV
Mes journées de congé sont souvent agrémentées de zapping télé.
La gymnastique du sélecteur n’étant pas toujours très productive il arrive qu’à mon insu, parce que je suis dans un état second de zapping compulsif, je me retrouve à écouter Boutique TVA. Louise-Josée, charmante animatrice au charisme déroutant, toute de son beau kit de folle vêtue, faisait l’éloge de balayeuse permettant entre autres de se faire des massages, d’épilateur pouvant piler les patates etc. Toujours dans le but de faire rouler l’économie, elle nous explique ensuite les rudiments et les joies du Scrap Booking. Le fait qu’autant de matantes s’intéressent à cette discipline (possiblement, bientôt, olympique) il y a sans doute quelque chose de scientifique dans tout ça.
C’est comme e-rien.
L'origine de tout.
En fouillant dans ma chambre, j'ai retrouvé un texte que j'avais écrit au secondaire.
Je me rends compte que j'étais un peu perturbée.
...
Une lumière, deux lumières et puis trois. Installé confortablement sur la banquette arrière de l’Ariès 87 de son père, Michel rêvassait. Il comptait tranquillement le nombre de lampadaires aux ampoules éteintes, brûlées. Chaque fois qu’il se rendait chez sa mère, il recommençait ce même petit manège. Michel n’avait que sept ans. Malgré la candeur de l’enfance et ce que l’on peut en penser, le petit homme avait parfois envie d’arrêter de penser. À chaque fois qu’il se mettait à calculer, il oubliait tout, comme s’il était seul au monde. Tout ce qui était autour de lui n’était là en fait que parce qu’il en avait décidé ainsi. S’il se concentrait, tout pouvait donc disparaître, temporairement, mais quand même. Ce qui était bien dans tout ça c’est que dans ce minuscule univers bien à lui, rien ne pouvait l’atteindre. Enfin rien, jusqu’à ce jour.
"Maman ?"
Rien, pas un son, ni même un murmure, à peine le faible écho de sa voix d’enfant. Il fit le tour de toutes les pièces et la trouva dans la salle de bain. Elle était là, étendue dans son bain, baignant dans son sang, le poids de sa peine. Michel resta là, figé, paralysé par cette image d’horreur. Qu’est-ce que les yeux d’un enfant de cet âge sont sensés être capable d’endurer? Comment devait-il percevoir le désarroi, le suicide, la mort? Il manquait d’air, il devait sortir de là, fuir, c’était une urgence. Il devait quitter cet endroit, oublier cet instant. Il y a des minutes, des secondes précises comme celle-ci qui tout bêtement, changent une vie, une existence. Ces instants sont alors comme ces enfants que l’on n’a jamais désirés et qui la plupart du temps, de façon bien singulière, parviennent à changer toute l’histoire. Cependant, Michel refusait de croire que son histoire à lui allait changer. Il courut et courut comme jamais on cru un enfant capable de le faire. Perdu, il s’arrêta de courir brusquement et vomi comme si sa peine allait être évacué par le fait même. L’estomac vide, il avait toujours mal. Haletant, il regarda autour de lui et vit un petit café au bout de la rue Boutiller. Sans vraiment savoir pourquoi, il marcha jusque là et entra calmement dans le café. Il y avait aussi cet homme assis à cette table à gauche qui leva les yeux de son livre comme s’il voulait lui venir en aide.
Il était trop tard, elle était déjà là. Elle avait toujours été là, elle avait toujours fait partie de lui. Ce qui était étrange c’est qu’il ne l’avait jamais connue, vraiment connue. Elle n’avait fait que rôder autour de lui, sans s’imposer. Désormais, il savait qu’elle vivrait à jamais à ses côtés et qu’il ne pourrait rien y faire. On l’assomma de rencontres chez le psychologue et tous les spécialistes tentaient de l’aider à se débarrasser d’elle. Ils étaient loin de se douter qu’ils n’avaient aucune emprise sur la situation. Michel s’était résigné à accepter sa présence à défaut d’ingurgiter quotidiennement des antidépresseurs à 2, 5, 7 et 9 heures. Elle ne parlait jamais, se contentant seulement d’être là, sachant très bien que sa présence dérangeait, bouleversait. Heureusement, avec le temps, Michel apprit à l’apprivoiser car il savait que mauvaise ou pas, elle était la voix qui le poussait toujours à se dépasser. Il avait compris que refuser sa présence était la mort de l’âme. Les muses étaient la source d’inspiration des poètes, des artistes, mais elle, elle n’inspirait que le mépris, le dédain, mais plus pour lui. Elle n’était ni une femme, ni une fleur, elle était l’air qu’on respirait. Elle était pour lui, la base de tout, de la vie.
Son nom à elle était la peur.
dimanche 9 décembre 2007
Divers - x
J'ai oublié ma réplique.
Celle qui fait que tout revient dans l'ordre.
vendredi 23 novembre 2007
La vie Under my Umbrella
J’en ai encore parlé toute la nuit.
Alors que je souffre d’insomnie, j’ai de la chance d’avoir une amie tellement à l’écoute qu’elle lutte contre le sommeil pour m'écouter rephraser tout ce que j’ai déjà dit des milliards de fois.
Même si l’abus de synonymes, de reformulation, me fait parfois venir les larmes aux yeux.
J’ai une amie, de choix.
mercredi 21 novembre 2007
Plamondon et la cruauté infantile
…
Beaucoup de parents se servent du prénom de leurs enfants comme d’une tribune pour exprimer leur créativité, leur sens artistique refoulé. Le Picasso en vous ne s’est jamais montré le bout du nez, je peux comprendre vos regrets, mais de grâce, laissez vos enfants tranquilles. Pour ma part, malgré que je ne sache pas vraiment l’histoire qui fait qu’on m’a appelé Josiane, je crois qu’on m’a quand même épargné. Ainsi, à part Josiane la Banane, les moqueries à propos de mon prénom se contenaient assez bien, mais mon nom de famille, c’est autre chose. Plamondon. À première vue, ce n’est pas dramatique vous me direz. On a quand même connu plus suave, mais bon, j’encaisse bien le choc.
Je me croyais donc sauvé. Pourtant, il ne faut jamais sous-estimer le potentiel créatif de l’enfant en quête de victimes.
Rentrée scolaire en trois, quatrième année, peu d’importance. La chance ultime de savoir quel genre de face a engendré celles que je côtois jour après jour. Il y a les versions miniatures et tous les parents qui accompagnent petit à l’école. Toujours est-il que nous sommes là, mon père et moi, dans la cours de récré. On attend. C’est long. Comme si quelqu’un d’extérieur à la situation avait entendu ma plainte, on a mis sur mon chemin un enfant qui devait me marquer à jamais. Ce dernier dont le visage m’échappe, mais de qui les paroles, aussi poétiques soient-elles, restent, s’était donc mis à m’appeler Josiane Plamon-condom.
Plamon-condom
Pardon.
Parce que ça rime et qu’il est question de condom, c’est sensé être drôle. Je ne réagis pas : je suis rendue une grande fille. Presque dix ans.
…
Étrange de voir que ce qui anime un enfant de dix ans est la nature des mots et leurs dérivés, les rimes entre le début de mon nom de famille et celui d’un contraceptif.
Tâchons d’analyser où il voulait en venir.
-Tu sens le caoutchouc.
-T’es ben pratique, mais on aimerait bien se passer de toi.
-Tu es multifonctionnel (on peut se servir de toi comme d’un ballon d’eau si l’inspiration du moment le veut bien.)
-Tu es un accident, le condom a déchiré.
Je tâche de comprendre.
…
Papa n’a jamais vraiment mis ses culottes. D’une douceur incroyable, je me souviens quand même que cette fois-là, il a pris ma défense.
À ce moment-là, au moment de l'insulte fatale, mon père, d’un calme déconcertant, a dit au petit garçon qui avait des élans Baudelairiens :
"Moi aussi je suis un Plamon-condom"
Le p'tit baveux est resté figé : maudit cave.
Et j’étais fière.
La vraie nature de cet enfant avait été dévoilée.
C’était mon papa le plus fort.
Ambiguïté de genre chez Costco
Par défaut : Le petit Robert.
…
En quête de dictionnaire bon marché, zizaguant à travers la Ô combien exotique rive-sud, du côté passager toujours, on roulait. Cette escapade ayant comme dessein leCostco le plus près de chez nous. Meilleur qualité-prix que dirait l’Consumers Report. Je n’ai pas lu. On y croit, c’est Monsieur de M. qui me l’a dit. Je suis crédule, je fais confiance, on interprète comme on veut.
Peu importe.
Découvrir toutes les merveilles de cette caserne d’Alibaba des temps modernes : quelle joie, en bonne compagnie surtout. C’est pourtant peu dire. Nous nous sommes donc penchés sur ce que ce cornet d'abondance, puissance infini + 1, pouvait nous offrir. Un pot de mayonnaise de 28 litres, assez minimaliste pour l’endroit, 48 lames de rasoirs, 60 kilos de parmesan etc. L’essentiel quoi. De tout pour satisfaire les besoins des grosses familles caractéristiques, à quelques détails près, lde ’époque dans laquelle nous nous retrouvons. Maudit soit l’Église qui pousse encore les femmes à tomber incessamment en familles (et qui s’en excuse aujourd’hui : awwww c’est-ti-pas-cute). N.B Les familles de 12 aussi nombreuses soient-elles justifient sans aucune parcelle de doute, ou presque, la présence d’un tel magasin. Pauvre Québec moderne aux prises avec son problème de surpopulation.
N’importe quoi.
Quoi qu’il en soit.
Dans la section des vêtements, nous étions à la recherche de foulards question de combler le côté artiste-hippie-frileux qui sommeille en nous.
En cherchant si les foulards étaient dans la section femme ou homme, la question du genre des foulards s’est imposée. Mon nouveau Petit Robert, fruit de mes achats Costco-tiens, me confirme que foulard est un nom masculin : ce n’est pas une surprise.
N’empêche que les foulards c’est relativement unisexe quand on y pense. Je vous dis qu’il y avait ambiguïté de genre chez Costco.
Il y a des foulards plus colorés, plus fo-folle, je sais, mais ça n’empêche rien. Toujours en farce qu’il est, Monsieur de M. s’est mis à me parler de foulards couvrant le corps des femmes, à peine, sensuel couverture de corps. On fait dans le féminin là. J’ai enchaîné en déplorant la société hyper-sexualisée dans laquelle on vit, riant de cette dénonciation que je prends plus ou moins au sérieux : honte à moi. Je préfère peut-être évoluer dans mon monde d’illusion.
Je suis une bitch finie, tenez-vous le pour écrit. Je divague dans le genre féminin, masculin des foulards, d’où le top dictionnaire qui me fera peut-être entendre raison.
Foulard androgyne.
Peut-être.
Vous en dites quoi.
jeudi 15 novembre 2007
Citation - 2
Mon boss a pour habitude de dire:
"Le meilleur me convient très bien."
Pas fou.
mardi 13 novembre 2007
Le hockey, mon frère et la multifonctionnalité.
…
L’héritage dit de "male" que mon frère m’a légué n’est toutefois pas inexistant. Il me transmet tout de même sa passion pour le hockey via les murs tremblants de notre jolie maison (ces murs sur lesquels il était si bon de grimper juste pour le juvénile plaisir de faire rager LES gardiennes. Doux souvenir.)
…
Maintenant - Le Hockey.
D’abord, les games hors concours avant la saison. J’en ai eu vent un certain soir, sur la terrasse du St-Sulpice alors que l’alcool faisait son effet sur l'accélération du débit des mots qui sortaient de ma bouche et sur ma capacité à intervenir inutilement dans une situation X (i.e. une situation X où je n’ai pas d’affaire). Deux fières partisans du tricolore, arborant fièrement bleu-blanc-rouge des pieds à la tête, fêtaient la victoire du CH tout près de notre table. De ma subtilité plus que légendaire je me suis mise à hurler, c’est peu dire, "Ça sent la coupeeeeeee", brandissant fièrement les bras dans les airs. Sans doute traumatisés par ma grande gueule et mon ti-t’œil de t’as-trop-bu ils ne semblèrent pas réceptifs à mes élans. Même eux, attriqués comme ils l’étaient, ne semblaient pas convaincue. À mon sens, on en a rien à faire de qui va gagner la coupe, comment, pourquoi, où. L’important c’est d’Y croire (avec Y majuscule, ce n’est pas rien). Leur manque d’enthousiasme m’a fait de la peine en femme ivre que j’étais, en femme devenue émotive après l’absorption de boisson X tant primées en période Y. Toujours est-il que ce manque de convictions ne m’a pas encouragé à suivre la saison de hockey du CH, parce qu’en temps normal, moi non plus je ne prends pas ça à cœur. Et stupidement, comme ça, ces inconnus n’avaient pas réussit à me transmettre leur passion et dieu sait que je suis passionnée quand je m’y mets – quand madame sangria est de concert avec moi.
Et bang je n’ai pas écouté un seul match cette année, comme toujours. Depuis cette brosse, j’ai calmé mes soudaines pulsions partisanes laissant plutôt place à d’autres activités que je juge plus constructives tel qu’écouter Martineau donner son avis sur tous les sujets imaginables de cette planète et par le fait même, le maudire.
…
Mais.
Tout n’est pas perdu.
Mon frère, partisan numéro un du tricolore (dans la famille en tout cas), me permet de suivre distraitement, mais sûrement, la saison. De tue-tabarnackkkk à yeahsdjgbiufnisdfbahhhhhhhhhhhhhhhhhh (étant écrit ici une abréviation minimaliste de l’onomatopé représentant le bonheur envahissant de mon frère face aux bons coups de son équipe pour laquelle il porte un attachement national pas si national que ça) les cordes vocales de monsieur s’en donnent à cœur joie dans des crescendos rivalisant avec le talent de l’harmonie d’Euclide-Théberge. Ses hurlements, dignes de l’époque où la peine de mort sur chaise électrique était toujours légale au Canada ou du temps où les groupies criaient, se touchaient à outrance devant les charismatiques Beatles-Elvis-autres-artistes-qui-vous-viennent-en-tête-et-qui-pourraient-inspirer-d’érotiques-voir-autres-pensées-excitantes c’est selon. Son ton de voix oscille alors entre celui d’un homme des cavernes et celui d’un autre être vivant non-identifié, mais assurément avec poil. Toujours est-il que ma maison mal isolée me permet de suivre tous les détails sonores d’un match de hockey, le pointage, les punitions contre NOTRE équipe etc.
Je ne sais pas si les Canadiens feront les séries cette année ni si ils se rendront jusqu’à la coupe, mais malgré ma baisse d’enthousiasme face à la saison actuelle (baisse d’enthousiasme exactement proportionnelle à la baisse du taux d’alcool dans mon sang) une partie de ma vie est reliée à Latendresse-Koïvu-Huet-ou-Ti-coune-numéro-quelconque, l’espace d’un instant, comme ce soir. Ça me rassure quand même que les murs de ma chambre vibrent de la soudaine vitalité du frère Plamondon, François de son prénom.
Mon frère me permet donc d’être multifonctionnel, de pouvoir m’adonner à ce que j’aime le plus tout en suivant le match et pouvoir dire à la job demain : ctait-tu-pas-beau-le-match-hier ou bedon y-vont-tu-échanger-Huet-oui-ou-merde.
jeudi 8 novembre 2007
Dans du beurre
L'insouciance.
L'inaction.
L'indifférence.
Le manque de convictions, d'intégrité.
C'est ce qui est blessant rationnellement, émotionnellement.
Fordisme, Taylorisme VS la vie, la vraie.
Le travail à la chaîne, malgré son efficacité prouvée, a un petit inconvénient et je ne vous apprends rien en disant cela : c’est tout sauf stimulant.
J'ai besoin de vibrer, mais, on vibrera plus tard. Pour le moment, je dois me concentrer à mettre des bouteilles sur un convoyeur : yé.
Je fulminais donc, dans la salle de production, filet et kit de déesse stérilisé sur mon body. À ce moment-là, précisément, à cette seconde près, je pensais au plus profond de mon être au fait que je n’étais pas heureuse de ce que je faisais. On n'a plus le droit de ne pas se sentir heureux : ce n’est pas la mode il faut croire. Toujours est-il que je me plaignais intérieurement (et ça devait paraître dans mon visage également : air bête à l’appui) de mon pauvre sort d’ouvrière quand soudain les évènements m’ont fait réaliser que c’était beau. La beauté d’être sans le rond et de faire du travail à la chaîne c’est de voir Jimmy qui chante Your Beautiful de James Blunt avec une bouteille de cidre en guise de micro et une voix de fille en guise de….de voix. La beauté de la chose c’est de les écouter rêver tout haut, rêver qu’ils gagnent tous le 35 millions que loto-Québec va faire tirer…
Pendant un court lapse de temps on plane, tout va bien et on rit, on rêve, on invente, on imagine que tout va bien. Parce que pendant ce temps là il nous est permis de dire qu’en gagnant de l’argent on va tout régler nos problèmes : ce n’est pas vrai : on s’en fou : on parle pour parler. Ce qui se passe, ce qui se dit dans la salle de production, reste dans la salle de production. L’espace de quelques minutes, le divorce, les dettes, nos amis dans le besoin : y’en a pu d’problème. On réfléchit à comment on va arranger notre vie, à comment si, à comment ça………. : et on rêve, on plane.
Le travail à la chaîne c’est toujours dla marde…mais certain jour, la marde prend une couleur plus acceptable.
HP et le bowling meurtrier
Généralement, je suis que trop peu ponctuel, dans la lune, insouciante.
On voit un peu le portrait.
…
Bibibibip Bibibibip Bibibibip
Merde : le matin.
Znooze : Why not?
Mercredi : merde à la 2. Je devrais m’en souvenir, mercredi matin c’est sacré, monsieur et son bowling.
…
Le don d’organe clandestin c’est bien à la mode. Je demeure convaincue que papa s’est fait subtiliser un bout de body qui fait qu’on exprime ses émotions verbalement. Mon père n’est manifestement pas normalement constitué.
Étant incapable de dire que d’aller me porter, alors que je le mettais en retard avec mes niaiseries, le mettait hors de lui, mon papa s’est appliqué à me faire feeler cheap et ce, sans même prononcer un mot. Silence, aucune parole, du bruit, on clac les portes. Dans la voiture, la vitesse meurtrière était de mise pour que j’entende raison. Ainsi, des crissements de pneus à la Fast and the Furious eurent pour rôle d’entamer la complainte du bowlingneux en furie. HP Boy respectant toujours les limites de vitesse, en temps normal, s’est finalement dit, fuck off : pourquoi ne pas risquer ma vie en roulant 120 dans une zone de 50. Il faut faire comprendre à son ingrate jeune fille qui n’a que du plomb dans la tête, que les quilles c’est important et que jamais, même si on devait y laisser notre peau, il ne faut sacrifier ne serait-ce qu’une minute devant l’allée de bois franc shinée.
Le bois franc c’est beau.
La vie aussi.
…
Mercredi prochain je me lève à l’heure.
mercredi 7 novembre 2007
La folle
Je déteste rougir.
C'est peut-être la première neige qui fait que je fabule.
Les fabulations, ça n'a jamais fait de mal à personne.
mardi 30 octobre 2007
Citation - 1
lundi 29 octobre 2007
La 20 et ses apports philosophiques
Quand est-ce qu’on va tout lâcher et vivre pour nos rêves.
Ou quelque chose comme ça, j’ai perdu le papier sur lequel j’avais noté en intégral la chose.
L’idée est quand même là.
Le doute perpétuel
La magie grammaticale de la téléréalité.
Est-ce à cause de la baisse du taux de natalité au Québec? Un simple problème démographique expliquerait le manque de candidature pour ce genre d’émission, de candidature potable dis-je. Le bassin de population québécois serait restreint à un point tel qu’il nous est impossible de dénicher 15 personnes lettrées sachant, sommairement, s’exprimer correctement. Des Jésus Christ des temps modernes? Nos lofteurs répandent la bonne nouvelle : monsieur le poisson SI et l’autre, le poisson RAIS ont enterrés leur hache de guerre. Ne vous réjouissez pas trop vite, ce n’est pas vraiment le cas. C’est seulement ce qu’on est porté à croire lorsque le virus "si ça serait" se répand dans le loft, occupation double et tout le tralala.
Si je fais une moyenne des 3 ou 4 épisodes que j’ai écouté, j’évaluerais à beaucoup trop le nombre de personne n’ayant pas compris l’histoire de haine entre ces deux spécimens marins.
Employons la méthode forte :
SI+RAIS=As-tu le goût que je te fracasse le crâne à coups de deux par quatre.
La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal dirait le ti-gars dans La guerre des tuques. N’empêche que d’entendre "si y seraient" de façon chronique, ça me donne des pulsions de rage. C'est l'instinct de survie de la langue il faut croire ou tout simplement de l'exaspération.
Si ça serait juste de moi on ferait payer les lofteurs à chaque fois qu’ils font ladite erreur. L’argent servirait à financer des organismes d’alphabétisation qui s’occuperaient, eux, de les éduquer. Avec l'argent qui il y aura en trop (et croyez-moi il y en aura) on pourrait le réinvestir à la bourse, devenir riche et passer nos journées à écrire des billets débiles sur nos blogues débiles.
